mercredi 20 septembre 2017

L'événement du jour : Mois de l'Imaginaire, Serge Le Tendre et Jérôme Lereculey

Au festival Les Imaginales, en mai dernier, les éditeurs de science-fiction et de fantasy, qu'ils soient indépendants (Critic, l'Atalante, Le Bélial', La Volte, les Moutons Électriques, etc.) ou appartiennent à des groupes importants (Folio SF, J'ai Lu) ont annoncé le lancement au mois d'octobre d’un Mois de l'imaginaire dans les librairies.

Avant de réaliser de plus grandes (et hypothétiques) choses, cet événement qui entend devenir annuel est déjà un grand moment d'auto-promotion et de manifestations autour du genre. Comme le rapporte Présence d'Esprits ;
De nombreuses actions seront menées tout au long du mois : opérations commerciales, rencontres & dédicaces en librairie et dans les salons, tribunes d’auteurs, supports pédagogiques, catalogues thématiques, animations numériques, événements sur les réseaux sociaux, jeux-concours, primes & goodies, partenariats médias… et plein d’autres surprises !
On notera que ces éditeurs ont choisi avec pragmatisme le mois qui s'achève sur les Utopiales durant lequel se déroule déjà le festival Scorfel. Et pour fêter cette concordance des temps, la littérature fantastique va déborder de nos murs, dévaler la pente jusqu'à traverser le Léguer, et faire un pont avec le fonds déjà important hébergé par la médiathèque Alain Gouriou.


En effet, la médiathèque et l'Espace Sainte-Anne se saisissent de l'occasion pour mettre en avant les littératures de l'imaginaire tout au long des semaines à venir et pour organiser une série d'événements sur le thème, à commencer par une exposition de planches originales de Jérôme Lereculey dès... hier, mardi. Mais aussi un spectacle de Kamishibaï, des films, des jeux avec probablement nos amis de Parties-Civiles...

Enfin, dans un important prélude au festival qui justifie la date du 20 dans le bandeau de ce site, Jérôme Lereculey et Serge Le Tendre viendront rencontrer des élèves toute la journée du vendredi, et en soirée sera proposée une conférence pour apporter un éclairage sur les littératures de l'imaginaire et le cinéma fantastique au plus grand nombre.

Le samedi 21 au matin, Jérôme Lereculey et Serge Le Tendre seront encore une fois présents à l'Espace Sainte-Anne pour une rencontre avec le public de la médiathèque cette fois. Mais ce sera enfin dans la salle des Ursulines, au sein du festival, qu'ils termineront leur journée dès 14 heures. Et si vous êtes sages, vous pourrez encore y croiser Serge Le Tendre le dimanche...

Une sélection de couvertures de Jérôme Lereculey.

Si ces deux invités ne vivent pas bien loin, la palme de la proximité revient à Jérôme Lereculey qui nous arrive de Cancale, tout près de Saint-Malo où il a obtenu le prix Ballon Rouge du meilleur dessinateur pour un polar de David Chauvel : Nuit Noire. Il affectionne particulièrement le récit légendaire, comme tendent à le montrer sa participation à la série Sept,ou Wollodrïn (toujours avec David Chauvel au scénario).

Ce qui justifie de recevoir ces deux grands personnages de la bande dessinée, c'est leur collaboration récente sur la série Golias. Mais les moins jeunes d'entre vous ont de grandes chances de connaître avant tout et de longue date Serge Le Tendre grâce à La quête de l'oiseau du temps mise en image par Régis Loisel. Cependant son œuvre traverse les décennies et les genres, de la série Jérôme K. Jérôme Bloche jusqu'à la bien plus récente Griffe blanche.


Une (très courte) sélection d'ouvrages de Serge Le Tendre.
Un grand moment donc, pour les collégiens que l'on envie très fort, et pour tous ceux qui se déplaceront à l'espace Sainte-Anne et aux Ursulines durant ce week-end très animé.


lundi 18 septembre 2017

L'invitée du jour : Sophie Gerl

Nous avons rencontré Sophie Gerl il y a environ un an, grâce à Edwige Louvet.
Illustratrice, elle peint des des frimousses de chats, des planètes, des baleines ou des falaises colorées et gentillement folles, détourne des photos de nuages, des ardoises ou des galets glanés sur les plages... Et puis elle illustre des jeux.

Bien qu'elle n'ait pas pu être présente elle-même, vous avez pu découvrir durant le dernier festival ses peintures et les jeux à la création desquels elle a participé ; Jack Bananas (qui faisait partie des dix nominés pour la sélection des meilleures illustrations de jeux de l'année au festival Finist'air de Jeux en 2012) et Biotifoul chez Petit Joueur.

Biotifoul et Jack Bananas, deux jeux de Petit Joueur.

Depuis un an, sa toute petite et cosy galerie de Tréguier s'est déplacée à l'Île Grande. Et, outre les fresques qu'elle a confectionnées entre temps à l'hôpital de Mercy en Lorraine, ses pinceaux ont de nouveaux été sollicités par Petit Joueur pour Le Cri de Rose Marie. Soutenu par une campagne de financement participatif sur Ulule, il s'agit d'un livre-jeu contenant une unique énigme.
Nous sommes à la veille de la première guerre mondiale. Un terrible accident vient d’arriver dans les coulisses du prestigieux Castafiore, quelques heures à peine avant que la célèbre cantatrice Rose-Marie n’y chante. Si celle-ci était impliquée, le scandale serait immense, et les conséquences catastrophiques pour l’image de la France. Mais d’immenses et funestes rouages se mettent déjà en marche, entraînant l’Europe toute entière vers un effroyable destin. Un cri.
 

Ne manquez donc pas la présence cette fois confirmée de Sophie, qui vous accueillera avec tout son univers et sa tablette à dessin !

vendredi 15 septembre 2017

L'invité du jour : The First Spine

Nous avons beau répéter que Scorfel est le festival de tous les jeux, les plus malins nous rétorqueront que le jeu vidéo ne figure pourtant jamais à l'affiche. À cela nous répondront qu'il s'agit d'un choix, et que les personnes qui font aujourd'hui le festival souhaitent mettre en avant la convivialité et les échanges.

Pour autant, certains rôlistes s'appuient de longue date sur différents outils pour gérer leurs personnages, leurs histoires, voire la résolution des combats. Et depuis quelques années apparaissent des initiatives qui se trouvent à la convergence du jeu de plateau et vidéo, alliant le plaisir du jeu en société avec le support visuel, sonore et dynamique d'un programme.

Enfin, l'histoire d'un prototype peut aller du jeu vidéo au jeu de plateau, et vice-versa. Nous avons ainsi parlé dans un article précédent de EcoNOlogia qui puise ses racines dans l'apprentissage du langage C. Et voici aujourd'hui The First Spine, héritier d'un élément de jeu massivement multi-joueurs, comme nous l'apprend le joli livre qui retrace sa conception.

Le résultat : un jeu à la l'intersection de différents genres ludiques avec de beaux graphismes et background très complet.
Les mécaniques d’un jeu de cartes à collectionner (pioches, actions, deck) ont été retranscrites dans un jeu de plateau hautement stratégique. Pourtant, les joueurs néophytes ne seront pas en reste : les mécaniques ont été simplifiées, seule reste la délicieuse impression de contrôle et de pouvoir.

Chaque joueur dispose donc d'un deck prédéfinit qu'il pourra personnaliser à l'aide de six cartes supplémentaires. Les cartes sont placées sur un plateau à l'horizon duquel se trouve le ou les adversaires qu'il faut éliminer pour gagner la partie. Et pour cela, chaque carte interagit avec ses voisines de différentes manières sur chacun de ses côtés.


Si ses bases sont extrêmement simples, le jeu réserve tout de même bien des surprises puisqu'il peut être scénarisé afin d'altérer les règles et d'ajouter des cartes. Le site propose aussi un compte permettant de suivre et d'enregistrer toutes les parties organisées par l'équipe de The First Spine que vous avez joué. Chaque partie vous apporte des écus et d'autres récompenses, à la fois pour vous, mais aussi pour vos comparses.

Enfin réjouissez-vous parce que le sympathique créateur du jeu proposera durant le festival un livret sur la légende du Scorfel, véritable introduction à un scénario jouable uniquement ce week-end !



mercredi 13 septembre 2017

L'invité du jour : le rétro-futurisme

Les courts-métrages de l'association Carpeta que nous évoquions dans un précédent billet évoquent cette littérature populaire française du début du siècle dernier, elle-même héritière des feuilletons qui paraissaient dans les journaux, avec ses héros et ses mystères. Ainsi en va-t-il des célèbres Fantomas (qui fut une série de livres particulièrement violents avant de devenir la comédie que l'on sait), Rocambole, Judex, ou le fantôme de l'Opéra.

Musidora, dans Les Vampires de Louis Feuillade.

L'occasion est donc trop belle de creuser encore un peu plus loin dans cet héritage littéraire pour parler de la collection ArchéoSF. C'est déjà avec un grand plaisir que nous recevions une première fois l'an dernier Philippe Ethuin, la tête chercheuse qui construit patiemment ladite collection où l'on peut trouver sous la plume d'auteurs variés une proto-science-fiction française.
ArchéoSF souhaite balayer l’ensemble des genres de la science-fiction ancienne et l’on y trouve des anticipations, des aventures extraordinaires, des utopies, des uchronies, des histoires de savants fous, des récits préhistoriques…
ArchéoSF a été sélectionné pour le Grand prix de l'imaginaire en 2012. En 2016,
l'anthologie Les Autres vies de Napoléon Bonaparte a été sélectionnée pour le Prix ActuSF de l'uchronie (catégorie Prix Spécial).

À l'origine exclusivement numérique, la collection grossit régulièrement pour compter désormais plus de cinquante titres en numérique et une dizaine au format papier. Et pour goûter au plaisir de la découverte de ces œuvres d'un autre âge, une sélection de textes courts est disponible en ligne.

Une sélection du catalogue de ArchéoSF.

Comme l'an dernier, Philippe vous proposera aussi le dimanche 22 octobre de 10h à 11h. un petit atelier d'écriture ludique. L'exercice consiste à imaginer ou continuer une courte histoire avec quelques contraintes d'écriture pour rendre la chose plus amusante. Il est ouvert à tous, du moment que vous savez tenir un crayon et laisser votre esprit vagabonder. Afin de constituer un ou deux groupes de taille correcte, il est cependant nécessaire de s'inscrire — dès maintenant en nous contactant, où sur place durant toute la journée du samedi.

Enfin, s'il vous fallait encore une raison pour venir vous plonger dans les sources du récit fantastique francophone, Philippe me souffle à l'oreille qu'une belle petite carte postale sera offerte pour chaque livre ArchéoSF acheté sur le salon.

lundi 11 septembre 2017

L'invité du jour : Lionel Davoust


Lionel Davoust est présent au festival depuis 2014, ce qui fait de lui un Grand  Ancien. Cela ne surprendra donc aucun amateur de H. P. Lovecraft d'apprendre que Lionel est également spécialiste de la biologie marine et membre des Deep Ones que nous évoquions dans un article précédent.

La couverture (par François Baranger) de Port d'Âmes.
(aujourdhui aussi disponible en poche)

Outre sa formation scientifique, rappelons simplement que Lionel cumule celles de traducteur, d'auteur ou encore d'anthologiste. Ses œuvres relèvent de la fantasy, mais de la fantasy urbaine jusqu'au post-apocalyptique, de l'intimiste au thriller mondial...
Il y a des signes de qualité qui ne trompent pas ; après Port d'Âmes l'an dernier, son nouveau roman La messagère du ciel est aussi nommé pour le prix Elbakin de l'année. Et la suite est en préparation...

La couverture (par Alain Brion) de La messagère du ciel.